Interview de Robert Nyel

Une palette vive et rythmée 

Pour quelques-uns d'entre nous, le talent ne fait pas les choses à demi et accorde à d'heureux mortels* des dons aussi brillants que multiples où le hasardeux n'est jamais de mise. Pour preuve éclatante : Robert Nyel. Son truc à lui, ce ne sont pas les couvertures des magazines "people" ou les longs entretiens auto satisfaits dans les médias tendance ! Non, sa vocation est créatrice, tout simplement. Par la peinture naturellement, et sa superbe carrière nationale et internationale. Mais aussi par ses incontestables qualités d'auteur-compositeur-interprète qui l'ont mené à écrire un millier de chansons dont quelques titres ont marqué le hit parade du XXe siècle.

“Valeurs de l'Art" : Nos fidèles lecteurs de la première heure connaissent votre parcours. Pour les plus récents, il serait souhaitable de leur rappeler votre formation artistique.

Robert Nyel : Je suis né à Grasse en 1930, mais j'ai quitté la capitale mondiale des fleurs et de la parfumerie, (où, entre autre, Henry de Montherlant écrivit sa "Reine morte" en mai et juin 1942) afin de pouvoir travailler la peinture, à Paris, à l'atelier de la “Grande Chaumière".

V.A. : Comment avez-vous découvert ce monde de la peinture ?

R.N. : Armand Drouant m'a vivement encouragé à participer aux Salons des années cinquante, et c'est ainsi qu'après avoir accroché mes oeuvres aux "Surindépendants" et au "Salon de l'Armée", je suis devenu en 1956, lauréat du "Prix de la jeune peinture”, ce qui me permit d'exposer aux côtés de Picasso, Cottavoz, Altman et Ozenfant. Mais parallèlement à la peinture, j'ai aussi réalisé nombre de dessins humoristiques dans la “Presse-Magazine" et le célèbre "Hérisson” tout en rimant quelques poèmes que j'ai eu la chance de montrer à Jacques Prévert, Joseph Kessel, Pierre Mac Orlan, ainsi qu'à Georges Brassens et Léo Ferré, lesquels m'ont incité à écrire pour la chanson française.

V.A. : Ce fut donc une orientation nouvelle et déterminante qui accompagne votre vocation de peintre ?

R.N. : Totalement, puisque nombres de mes chansons ont été magistralement interprétées par Luis Mariano, Bourvil (Mon frère d'Angleterre, C'était bien ! avec la collaboration musicale de Gaby Verlor), Juliette Gréco, Isabelle Aubret, Edith Piaf, Danielle Darrieux, les Frères Jacques, Franck Fernandel, Tino Rossi, Fabienne Thibault, Henri Salvador, Patty Lane, Mylène Farmer..., tout un florilège des vedettes de variétés. Rappelez-vous : “ Le p”tit bal perdu, Ma petite chanson, Marions-les, Déshabillez-moi”, ont fait de moi un auteur à  succès toujours en mémoire, qu’ont prolongé tournées, galas et plus d’une douzaine de disques. 

V.A : Mais revenons à la peinture et comment l’associez-vous à votre vie du show-biz ? 

R.N : Beaucoup de mes chansons représentent de véritables tableaux de cette Provence avec ses lumières et ses couleurs saisissantes. D’ailleurs, quant à moi, écrire, composer ou peindre, c’est un peu la même chose. Les mots ou les touches de couleurs communiquent sensibilité, chaleur, enthousiasme et forment un tout de la vocation artistique. 

Et Robert Nyel continue d’en affirmer la superbe qualité lorsqu'il expose régulièrement à la Société Nationale des Beaux-Arts ou à la société des Artistes Indépendants ! En effet, tout en maintenant la vitalité de ses couleurs provençales et méditerranéennes, Robert Nyel y a introduit un moelleux de lumière et une souplesse de la touche où s’inscrit plus encore sa nature sensible , captivante, qui repère la clarté impressionniste dans une nature en fête, des fleurs en éclats, des personnages en harmonie sous une matière généreuse admirablement construite.

" Robert Nyel dans son atelier" 


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