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COUKIDIS Emilios canal ville

VENISE SOUS LE SOLEIL

42.00 x 57.00 cm

2B031

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Emilios Coukidis : peintre de la ville

EMILIOS COUKIDIS est un peintre français d'origine grecque ne à Paris dont il a peint tous les plus beaux sites : Montmartre, Notre-Dame, les Tuileries... Peintre de la ville, il excelle dans le rendu des atmosphères et du charme désuet de lieux qu'il a visités et revisités par son écriture nerveuse et si vivante qui ne peut laisser indifférent.

Thierry Demaubus : Vous avez été élève à l'Ecole des Arts Appliqués de Paris dans l'atelier de Volti. A cette époque vous travailliez en compagnie d'Alain Bonnefoit. Qu'avez-vous retenu de cette époque ?

Emilios Coukidis : Mon professeur à cette époque était Jean Joachim, sculpteur sur pierre. Grâce à lui, je découvre le travail des métaux : cuivre, fer et de la pierre. Je fréquentais beaucoup Montmartre où je rencontrais Jean Dufy et Gen Paul. Alain Bonnefoit était déjà un très grand peintre de nu.

T. D. : Jean Dufy, Gen Paul vous ont, eux aussi, guidé dans vos recherches picturales. Qu'elles ont été leurs influences respectives sur votre travail ?

E.C. : Jean Dufy peignait beaucoup les criques et son écriture picturale me séduisait beaucoup. Je me situe d'ailleurs encore aujourd'hui, entre Jean Dufy et Gen Paul qui a exécuté une quantité impressionnante de dessins vers la fin de sa vie au détriment des huiles.

T. D. : Vous avez dit un jour : "Il n'y a aucune obligation de ressemblance en peinture. Dessin ou tableau, quel qu'il soit, est une naissance". Et d'ajouter : "La peinture est à l'âme ce que la photographie est à l'œil”. Cela veut-il dire que vous êtes complètement hostile au réalisme pictural ?

E. C. : Non, pas du tout. Vous savez, on ment toujours au peintre lorsqu'on lui dit : "Reste toi-même !" En effet, si vous ne cherchez pas un moyen original, un moyen de traverse qui vous identifie, vous risquez à jamais de vous retrouver englouti par la foule de ceux qui font de la peinture. Je pense qu'il ne faut pas chercher à faire systématiquement la même chose comme le fait par exemple Bernard Buffet. Je ne cherche pas à faire de la photographie ni à peindre toujours avec les mêmes formats. Il m'arrive de faire des paravents même si cela ne se vend pas ou alors difficilement. Toute création est unique dans le sens où chaque geste est unique. C'est cela qui vous donne envie de continuer.

T. D. : Comment définissez-vous votre style pictural ?

E.C. : Je vis dans ma peinture. Je me transpose littéralement dans mes rues de la capitale ou sur les places toujours avec le même plaisir. En fonction des émotions, de mes rencontres, je tente de restituer cette vie sur la toile. Je me considère un peu comme un “Gavroche" expressionniste. Je commence actuellement une série de toile 

avec des ciels plus mouvementés. En général, je n'aime pas trop ce que je fais. Puis, peu à peu, j'accepte la nouveauté et je trouve cela intéressant pour mon évolution.

T. D. : Vos tableaux révèlent davantage un don de dessinateur que de coloriste. Pourquoi accordez-vous une telle importance au trait ?

E. C. : Je possède le tempérament d'un clown triste qui n'a pas la patience de s'installer à l'extérieur pour peindre sur le motif comme un vrai coloriste ou un impressionniste. La peinture m'aide à transposer mes sensations. Un ami peintre m'a dit un jour : "Le plus difficile en peinture, c'est de peindre l'air". Quoi qu'il en soit, il faut apporter quelque chose de soi, d'authentique, que ce soit à l'aide du trait ou de la couleur.

T. D. : Pensez-vous que l'art figuratif a encore quelque chose à nous dire ou croyez-vous qu'il est voué à se répéter ?

E. C. : Je crois que la peinture figurative ne sera jamais détrônée par l'art abstrait qui s'apparente de près ou de loin à de la décoration. Les grandes émotions passeront toujours par quelque chose de figuratif. Ainsi dans l'impressionnisme, il reste encore des émotions à trouver et à créer.

T. D.: Que représente pour vous la valeur d'un tableau ?

E. C. : J'ai beaucoup d'admiration pour Picasso qui, certes à mes yeux un très grand peintre. Je n'aime pas beaucoup le XVIII° siècle. Je lui préfère la fin du XIX° siècle : Van Gogh, Gauguin. Lorsque je suis allé à Tahiti, j'ai été frappé par la fidélité de Gauguin au réel. Ses femmes ressemblent vraiment à celles qui vivent encore là bas ! Je respecte Bernard Buffet qui a “réinventé” le trait.

T. D. : Vos projets immédiats ?

E.C. : En dehors de la peinture, je pense aller faire un tour au Louvre pour m'enrichir un peu l'imaginaire ! Le Centre Pompidou me laisse complètement froid si ce n'est le célèbre “magasin” de Ben !

T. D. : Qu'est-ce qui vous pousse aujourd'hui à continuer de peindre ?

E. C. : Sans doute cette sensation que l'on laisse quelque chose qui est essentielle au désir de peindre. La peinture marque plus facilement qu'un autre moyen d'expression. C'est sans doute la forme la plus “ouverte" d'expression que possède l'homme.

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